
The red desert
Des arbres de la verdure des maisons, puis des buissons, puis quelques herbes jaunes et des arbres morts, de plus en plus petits, puis plus rien. Dans le désert, le vrai, on y rentre progressivement, impatient de voir le vide, le rien.

La désolation

Terror Squad à Broken Hill

Coucher de soleil à Mundi Mundi
Notre voyage dans le désert a duré deux jours avec une escale dimanche soir à Broken Hill, oasis au coeur du vide. Les après-midi sont longues, chaudes et sèches. C’est plutôt éprouvant de conduire dans ses conditions, l’unique route est une ligne droite, les deux jours en milieu d’après-midi il a fallu que je m’arrête pour faire une sieste de 20 minutes tellement mes paupières étaient lourdes. La deuxième fois cependant, entourés par le silence seulement – oppressant – et la chaleur lourde, au bord de la route déserte, nous avons eu du mal à fermer un oeil. Après ça, deux tartines de Nutella pour l’énergie, un peu d’eau et c’est reparti.
Je vous avais dit que je vous reparlerais des drive nights australiennes; le deuxième épisode de la trilogie tout de suite pour vous :
Alors que nous étions donc dans Broken Hill, en train de se balader sur Argent St la rue principale de la ville, coincée entre le Silver Highway, Oxyde et Bromide Streets; au nord de Crystal lane – Bref, tout plein de rues avec des noms marrants – on a senti la drive night arriver. D’abord trois puis quatre ou cinq voitures ont commencé à tourner. Pas forcément des voitures tunées, certains avaient les vieilles camionnettes ou pickups de leurs parents. Même schéma qu’à Mont Gambier, nous étions complètement excités de voir sous nos yeux se reproduire le même phénomène social. On a entamé notre enquête en discutant avec les filles garées sur le bord, elles nous ont confirmé que c’était une drive night et que les gens tournaient en suivant un certain parcours, un “lap”. Alors Lilian a décidé qu’on allait nous aussi faire un tour, on a fait du stop et Corry un mineur d’environ 25-26ans nous a pris et nous a fait faire un grand “lap”. L’occasion de discuter. Il a nous raconté qu’il faisait cela régulièrement. Comme il n’avait pas travailler de la journée il avait besoin de s’aérer, c’est pour ça il venait conduire dans le centre ville. Après nous avoir déposé, il nous a confié aller chez une fille pour lui proposer de faire un tour aussi dans sa voiture en ville. Fou !

Les murs de Broken Hill, peints par des artistes locaux
Le lendemain matin, encore une fois pas le temps de trainer car plus de 800 kilomètres de désert nous attendaient pour la journée. On a pourtant fait un crochet par le Living desert et ses statues qui surplombent les étendues de roches rouges. Plein de kangourous nous ont accueilli là-bas c’était très sympathiques!

The Living desert et ses sculptures
Il fait presque nuit noire lorsqu’il arrive à Dubbo, mais à choisir entre rester une nuit de plus dans le désert ou rouler de nuit une heure de plus au risque de percuter un kangourou, on a préféré se rapprocher de Sydney au maximum pour garder le moins de route possible le lendemain matin.Du coup lorsqu’on arrive la drive night de Dubbo est déjà commencée. On rigole en voyant qu’ici aussi, on ne plaisante pas avec les traditions automobiles! Qu’à cela ne tienne; nous on arrive dans Terror Squad, alors on leur montre que nous aussi nous savons faire des laps. Les autres jeunes nous regardent comme si nous étions des extraterrestres…
Nous rentrerons à Sydney avec l’entière satisfaction d’avoir appréhendé la drive night sous toutes ses formes.

Pas besoin de légende, je pense que tout le monde a reconnu ce marsupial