West End

Pas beaucoup de nouvelles ces temps-ci. Les cours ont repris, le semestre est maintenant bien entamé et tout s’accélère…

J’avais l’intention de faire un article sur mon nouveau quartier, West End, mais il est rare de trouver un rayon de soleil qui dure assez longtemps pour me permettre de faire un safari photo dans le secteur. Il fait toujours très chaud mais le temps est gris et lourd, c’est ce qu’on appelle les désagréments de la saison des pluies…

De toute façon, Jeanne une de mes voisines a réalisé un superbe montage sur West End et vous emmène dans tous les recoins. Bonne promenade !

Melbourne

Melbourne du toit de mon backpack

A peine revenue à Brisbane, que je reprenais l’avion que Melbourne. Avec entre temps quelques aventures pour trouver une coloc, mais bref, rien de bien méchant lorsqu’on y reprense.

Melbourne pendant 4 jours juste avant la rentrée des classes, en plein été sous un grand soleil. Ca aurait pu être parfait si Lilian n’avait pas rencontré quelques soucis pour venir me rejoindre. J’ai donc passé le jeudi, vendredi et samedi matin seule dans la City, une occasion de me balader partout, d’admirer l’architecture éclectique de la ville, de profiter de ses cafés et de son art de vivre, de visiter des musées pas ordinaires, de prendre des tonnes de photos, de faire un tour de la ville en tram, de marcher jusqu’à en avoir mal aux pieds aussi.

Un aperçu en images :

The Royal Exhibition Building et ses jardins

La Yarra River

Les cafés de Fitzroy...

Le City Tram de Melbourne

NZ : Mount Cook and Lake Tekapo

Mont Cook au loin

Mont Cook au loin

Mount Cook à travers la vitre du Visitor Center

Presque tout en haut...

Presque tout en haut...

Lake Tekapo, pour finir la journée par un bain

NZ : Les Catlins

Curio Bay

Après les fjords, nous sommes descendus en direction des Catlins, le parc national de la côte Sud de l’ile du Sud. Sur les conseils de la dame d’un syndicat d’initiative de Queenstown, nous avons dormi à Colac Bay, dans un petit backpacker artisanal tenu par Dusty, un vieux monsieur qui s’occupait aussi du bar du patelin. Un poney et une chèvre très poilue en face des chambres, une salle de bain dans les courants d’air, des petits écriteaux partout indiquant les “conseils de Dusty”. Bref, une auberge rustique comme on les aime.

Les animaux de Dusty

Le lendemain nous avions pas mal de route pour rejoindre Owaka, où l’on avait réservé notre nuit, mais cela ne nous a pas empêché de nous arrêter un peu partout pour profiter du parc des Catlins.

Slope Point

Petit pique-nique au point le plus au sud de la Nouvelle-Zélande, à moins de 5000 km du pôle sud. A postériori, c’est peut-être pour ça qu’il a fait si froid ce jour là… Mais comme ce fut le seul jour et unique jour où le soleil n’était pas au rendez-vous, on ne peut pas vraiment se plaindre.

Un manchot à l'oeil jaune

Deuxième arrêt à Curio Bay pour admirer une forêt fossilisée dans les rochers, il y a plus de 160 millions d’années. Mais les grands troncs fossiles qui jonchent la plage se sont rapidement fait voler la vedette lorsqu’un manchot est sorti tout naturellement de l’eau pour nous faire son show. Il était vraiment trop drôle.Un peu plus loin sur la côte, et un peu plus classique : la baie de Curio réputée pour ses dauphins, ses collines verdoyantes et ses belles plages.

Curio Bay

Enfin, dernière excursion de la journée aux McLean Waterfalls (après une “petite déconvenue” devant les “Chutes du Niagara néozélandaise”… un ruisseau perdu dans la campagne), avec une petite balade dans une Rainforest menant aux cascades.

McLean Falls

Encore une dernière photo avant de tracer en direction d’Otawa et de notre douillet backpacker. Probablement le plus cosy d’entre tous : on a même eu droit à des couettes chauffantes ! Bon, pas vraiment nécessaires à cette saison, mais c’est l’intention qui compte…

Contemplation

NZ : Milford Sound, pays des fiords

Les fiords

Les fiords se méritent, Milford Sound est une minuscule ville qu’on n’atteint par une seule route, qu’il fait prendre à l’aller comme au retour. Mais le détour vaut son pesant d’or, pour la route en elle-même qui recèle de petites merveilles comme les Mirror Lakes ou des paysages dignes du Seigneur des Anneaux à couper le souffle, mais surtout pour la croisière dans les fiords qu’on peut faire au bout de la route, bien évidemment.

On y verrait bien passer quelques elfes à cheval

On y verrait bien passer quelques elfes à cheval...

Romain, Lilian et les ricochets

Sur la route des fiords

Nos aventures

Après une soirée dans une auberge de jeunesse, une promenade à la lumière des lucioles, une excursion à la lampe frontale jusqu’à l’unique bar de Milford Sound, un concert d’un groupe hippy avec un chanteur à moitié nu, la barbe rousse descendant jusqu’au milieu du torse, un concours de fléchettes, deux parties de billards, un babyfoot, après une bonne nuit de sommeil, après un réveil difficile à une heure indécente, un footing sur un bon kilomètre pour attraper le bateau qui s’apprêtait à partir sans nous, nous voilà enfin embarqués pour la croisière dans les fiords. Je vous l’ai  déjà dit, Milford Sound se mérite.

La croisière

Phoques, chutes d’eau, arcs-en-ciel, soleil, café et muffins, tout était vraiment parfait. Nous avons même eu un temps superbe, malgré l’heure matinale à laquelle nous avons fait cette croisière. Mais la beauté des paysages est telle que même les nuages et le brouillard ne peuvent qu’embellir l’endroit lorsqu’ils sont là.

La magie de Milford Sound

NZ : Queenstown

Le lac Wakatipu de Queenstown

Arrivés à Queenstown en fin d’après-midi, nous filons rapidement vers Ze most famous burger place of NZ : Fergburger où l’on commande, cela va de soit, d’énormes burgers délicieux en terrasse… de quoi nous remplir l’estomac avant d’affronter les terribles épreuves du lendemain.

Le lieu

Après un petit déjeuner massif (encore à Fergburger d’ailleurs, on ne s’en lasse pas), on est comme qui dirait un peu euphoriques, et comme un seul homme on décide à 7 de faire du saut à l’élastique. Bien sûr, on en avait envie la veille,  mais bon on avait aussi envie de faire de la luge d’été ou du golf-frisbee, et ce n’est pas pour autant qu’on est passé à l’acte. Enfin lorsqu’on a eu payé et que le saut est devenu enfin concret, on a réalisé qu’en fait, ce pont était quand même un peu haut. Et que 43m, c’était plus de 25 fois ma taille, et que – “au fait, est-ce qu’il y a souvent des morts ?” – “Il est solide comment l’élastique?” – “Tu passes en premier, parce que moi là je me sens pas très bien…” – “Et puis POURQUOi je fais ça? J’ai PEUR du vide, je le sais pourtant ?!”

Romain s’est lancé, suivi de Lilian et Constant. Je les ai suivi, avec Chap, puis Guillemette et Amélie. Bon allez, deux petites photos : une de “l’entrainement à devenir un bungy jumper professionnel, top model – par Romain” et une pour dire que OUI VRAIMENT je l’ai fait :

Ensuite, pour nous remettre de nos émotions, nous avons pique-niqué au bord du lac Wakatipu avant de repartir pour de nouvelles aventures : La rando de Ben Lomond, 4h aller-retour avec quelques mille mètres de dénivelé. Heureusement que Romain avait du steak en bar, et que Chapon avait mangé une carotte avant de partir ^^

Des bouquetins, de beaux paysages, des mollets qui travaillent, une beau coucher de soleil à travers la forêt… J’emprunte une photo à Guillaume pour conclure mon article : le lac Wakatipu, encore et toujours lui, sous une lumière comme on n’en voit qu’en Nouvelle Zélande.

Lake Wakatipu

NZ : La West Coast jusqu’à Queenstown

Lake Wanaka

Knight's Point

Queenstown

NZ : La Communauté de l’Anneau à Fox Glacier

Le glacier Franz Joseph au loin

La communauté est plein de bonne volonté et de grands projets. On décide donc de faire une grande grande balade de 4h au Glacier Fox et de s’échauffer sur une petite rando au Glacier Franz Joseph. En fait de petite rando, on franchit des ruisseaux, on enjambe des racines énormes, on traverse des ponts suspendus (et nécrophiles), on se perd dans la foret, on glisse sur des pierres plates et le petit tour d’une heure se transforme en cross au pas de cours de deux heures et demi. Pas de doute on est échauffé maintenant.

Antoine, Amélie et Constant

Tout le monde avale son sandwich et c’est parti pour la grande excursion sur Fox Glacier, 700 marches en moins d’une heure à travers une forêt tropicale poussant juste à côté du glacier. Ensuite, une fois chaussés de nos crampons, armés de nos bâtons de marche, on s’élance sur le glacier.

"C'est cool banana", comme dirait notre guide...

Guigui la guerrière et Romain le joueur d’ice-cricket s’amusent comme des petits fous. Enfin voilà, moment récréatif  et éducatif grâce à l’esprit Fred et Jamy. C’était le Very best of C’est Pas Sorcier au sommet des montagnes, avant de redescendre à Fox Glacier village au coucher du soleil pour aller boire une bière bien fraiche et cuisiner des spaghettis bolognaise bien mérités dans un petit chalet.

Fox Glacier

Nouvelle-Zélande : la formation de la communauté de l’Anneau

Arthur's Pass

Se retrouver tous en Nouvelle-Zélande n’a pas été une mince affaire.
Lilian et moi sommes tombés en panne  avec le van, à moins de 200 km de Sydney, dans les Blue Mountains, un jour férié et à moins de 24h de notre départ pour la Nouvelle Zélande. Bon heureusement Archie le dépanneur a quitté son BBQ d’Australian Day pour venir nous remorquer jusqu’à Lismore, puis a bricolé le moteur avant de nous emmener sur la piste du Panorama, un énorme circuit automobile pour qu’on fasse des essais.
Romain, à 17 jours du départ, n’avait toujours pas acheté son billet d’avion.
Antoine, à 3h du décollage, n’avait pas fait son sac, et toutes ses affaires gisaient sur le canapé de Félix.
Et Guillemette, à quelques heures d’embarquer à Melbourne s’est rendu compte que son passeport était à Adélaide. Ses colocs ont du faire passer son passeport clandestinement sur un vol Jetstar Adélaide-Melbourne, en demandant à une gentille dame d’être la mule.
Quand à Constant, Amélie et Alexandre, ils étaient sur la côte Ouest de l’île du Sud lorsqu’on arriva à Christchurch (qui se trouve sur la côte Est). Pas pratique-pratique pour se retrouver.

Finalement, après une nuit et une matinée de suspense – où l’on a attendu Guillemette en profitant du Festival des Arts de la rue de Christchurch, le temps qu’elle prenne un nouvel avion – on est enfin parti par l’Arthur Pass, direction Hokitika. Et grâce aux indices laissés aux points d’information par la team de la Bluebird, on a enfin pu réunir la Communauté de l’Anneau et aller se faire un restaurant Indien.

La plage d'Hokitika et ses sculptures de bois flotté

Quelques photos en chemin : A bord de notre magnifique break Nissan, loué un peu officieusement à deux conductrices de moins de 21 ans alors que le contrat semble visiblement contenir une toute autre version, le coffre chargé à ras-bord de sacs à dos et sacs de couchage, l’ipod de Romain à fond, nous étions fin prêts à partir à la découverte des merveilles de la nature néozélandaise.

Romain et la rencontre du troisième type : un Kea

Humm... coiffure maori traditionnelle?

Les rivières en Nouvelle Zélande

L’Outback : Adelaide-Sydney par le désert rouge.

The red desert

Des arbres de la verdure des maisons, puis des buissons, puis quelques herbes jaunes et des arbres morts, de plus en plus petits, puis plus rien. Dans le désert, le vrai, on y rentre progressivement, impatient de voir le vide, le rien.

La désolation

Terror Squad à Broken Hill

Coucher de soleil à Mundi Mundi

Notre voyage dans le désert a duré deux jours avec une escale dimanche soir à Broken Hill, oasis au coeur du vide. Les après-midi sont longues, chaudes et sèches. C’est plutôt éprouvant de conduire dans ses conditions, l’unique route est une ligne droite, les deux jours en milieu d’après-midi il a fallu que je m’arrête pour faire une sieste de 20 minutes tellement mes paupières étaient lourdes. La deuxième fois cependant, entourés par le silence seulement – oppressant – et la chaleur lourde, au bord de la route déserte, nous avons eu du mal à fermer un oeil. Après ça, deux tartines de Nutella pour l’énergie, un peu d’eau et c’est reparti.

Je vous avais dit que je vous reparlerais des drive nights australiennes; le deuxième épisode de la trilogie tout de suite pour vous :

Alors que nous étions donc dans Broken Hill, en train de se balader sur Argent St la rue principale de la ville, coincée entre le Silver Highway, Oxyde et Bromide Streets; au nord de Crystal lane – Bref, tout plein de rues avec des noms marrants – on a senti la drive night arriver. D’abord trois puis quatre ou cinq voitures ont commencé à tourner. Pas forcément des voitures tunées, certains avaient les vieilles camionnettes ou pickups de leurs parents. Même schéma qu’à Mont Gambier, nous étions complètement excités de voir sous nos yeux se reproduire le même phénomène social. On a entamé notre enquête en discutant avec les filles garées sur le bord, elles nous ont confirmé que c’était une drive night et que les gens tournaient en suivant un certain parcours, un “lap”. Alors Lilian a décidé qu’on allait nous aussi faire un tour, on a fait du stop et Corry un mineur d’environ 25-26ans nous a pris et nous a fait faire un grand “lap”. L’occasion de discuter. Il a nous raconté qu’il faisait cela régulièrement. Comme il n’avait pas travailler de la journée il avait besoin de s’aérer, c’est pour ça il venait conduire dans le centre ville. Après nous avoir déposé, il nous a confié aller chez une fille pour lui proposer de faire un tour aussi dans sa voiture en ville. Fou !

Les murs de Broken Hill, peints par des artistes locaux

Le lendemain matin, encore une fois pas le temps de trainer car plus de 800 kilomètres de désert nous attendaient pour la journée. On a pourtant fait un crochet par le Living desert et ses statues qui surplombent les étendues de roches rouges. Plein de kangourous nous ont accueilli là-bas c’était très sympathiques!

The Living desert et ses sculptures

Il fait presque nuit noire lorsqu’il arrive à Dubbo, mais à choisir entre rester une nuit de plus dans le désert ou rouler de nuit une heure de plus au risque de percuter un kangourou, on a préféré se rapprocher de Sydney au maximum pour garder le moins de route possible le lendemain matin.Du coup lorsqu’on arrive la drive night de Dubbo est déjà commencée. On rigole en voyant qu’ici aussi, on ne plaisante pas avec les traditions automobiles! Qu’à cela ne tienne; nous on arrive dans Terror Squad, alors on leur montre que nous aussi nous savons faire des laps. Les autres jeunes nous regardent comme si nous étions des extraterrestres…

Nous rentrerons à Sydney avec l’entière satisfaction d’avoir appréhendé la drive night sous toutes ses formes.

Pas besoin de légende, je pense que tout le monde a reconnu ce marsupial